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voyage autour du monde en camping car

PEROU - 1ère partie du 08 mars au 27 mars 2017

 Ah le Pérou! destination où les premières choses qui viennent à l’esprit sont les tenues colorées, la flûte de pan et les sites incas. 

Et bien, sachez que les premiers kilomètres (soit plus de 2000 km tout de même), ça n’a pas été cela mais pas cela du tout. Ordures, mauvaise odeur, boue, routes inondées ont été les compagnons de cette partie du Pérou. Arrivé de l’Equateur où tout était propre et les routes si belles, le choc a été assez violent. 

Si vous ajoutez à cela, des péruviens voleurs alors là tout était plus que mal partie. En effet, après que Didier ait couru en chaussettes sur un parking à Quito en Equateur car une voiture venait d’heurter le camping-car (au final rien de grave mais la voiture en question qui s’était lâchement enfui a eu en souvenir une belle bosse sur sa voiture), c’est au tour de Thomas de courir et d’agripper pieds nus dans la rue un péruvien qui venait de voler le portable de Didier sous nos yeux dans le camping-car alors que nous 3 nous étions dedans (Didier étant parti faire une course). Malgré son courage, Thomas n’a pas pu le maintenir et le voleur à l’aide d’un taxi complice s’est enfui. GRRRR j’enrage encore ! mais bon, en relativisant, il n’y a pas eu de blessé, ce qui est l’essentiel.

 

Après ce départ peu réjouissant donc, nous arrivons dans les alpages où malgré une altitude élevée, le « climat » n'est pas austère ni froid. Les paysages sont magnifiques et les tenues colorées font leur apparition.

Ceci étant c’était trop beau pour être vrai car voilà que le climat s’en mêle : en effet, un phénomène de « el nino » s’abat sur le Pérou et les catastrophes s’enchaînent vite : inondations, routes boueuses, rivière sur les routes, pont fracassé, des personnes perdent la vie.. des torrents de boues sont un peu partout et nous sommes pendant plusieurs jours coincés: impossible de passer par la montagne car les routes sont impraticables et impossible de prendre la roue panaméricaine qui longe la côte car les ponts sont emportés les uns après les autres. La désorganisation et le manque de moyen se fait vraiment ressentir : nous sommes en plein coeur des événements et nous assistons impuissants à tout cela. Les files de camions augmentent de jour en jour et on se demande vraiment comment on va s’en sortir. Cependant, paradoxalement, les gens sont calmes, il n’y a aucun mouvement de panique…les personnes pataugent dans la boue sans pester … Bref assez déroutant. 

Nous pensions finalement remonter sur l’équateur mais un pont que nous avions passé quelques jours auparavant a littéralement été dévasté et un trou de plusieurs dizaines de mètres séparent les 2 rives! Nous décidons de redescendre plus bas à un autre pont qui était détruit : par chance, des travaux sommaires ont été entrepris et les policiers laissent passer les véhicules : il faut donc passer dans les premiers avant que le pont ne soit de nouveau détruit : qu’à cela ne tienne, on part à pied à droite et à gauche pour trouver le meilleur raccourci pour arriver près du pont et doubler la file de camion. Après s’être fait de nouveaux amis (hum hum…), on passe enfin le pont! YES! et on est sain et sauf.

Après ces jours fatigants nerveusement, on roule 2 jours et on trace direction le sud. Le paysage est désertique, semé de poubelle à droite, à gauche, ça pue : on a vraiment hâte d’arriver plus bas en espérant que ça soit mieux. Après la traversée de la capitale Lima sans trop de souci, on arrive à se poser au bord de l’océan : l’endroit est propre en bord de mer et on respire enfin! 

Il était temps : après 2000 km au Pérou horrible, nous avons enfin un endroit sympa. Les routes ne sont pas inondées et on peut commencer à visite le Pérou. Nous avons dû faire l’impasse à cause des inondations et des éboulements de terrain sur la cordillère blanche au centre du Pérou.

 

Nous visitons un 1er site inca situé au sud de Lima :

le site de Pachacamac. Une grande partie de la visite est faite en voiture. Le site est immense. Le musée du site situé à l’entrée est surveillé comme si c’était un véritable trésor : impossible de s’approcher des vitres ou d’oser toucher le mur : plusieurs gardes surveillent et nous interpellent vite. Autant vous dire qu’avec Thomas et Mathis, j’ai vite traversé ce musée et attendu dehors Didier!

 

 

Ica dunes de sables : Après la côte pacifique, nous rentrons dans le centre du Pérou. Les déserts réapparaissent mais pour une fois, nous sommes ravis. En effet, les dunes de sable à Ica apparaissent à nous majestueuses, et arrivé avec le coucher de soleil, rend l’endroit encore plus magnifique. 

Le lendemain, des dizaines de tours opérateurs nous proposent des tours en buggy pour voir ces dunes de sable. Nous refusons dans un 1er temps mais Didier réussit à trouver un autre opérateur à un prix très intéressant (2h de buggy dans les dunes avec possibilité de surfer dessus pour 100 soles pour nous 4 (soit 30 euros)). On a tous adoré notre tour qui s’est passé entre 16h30 et 18h30: nous avons fait des descentes impressionnantes, fait du surf sur les dunes et nous avons pu admirer le coucher de soleil sur les dunes. Certes, nous n’étions pas tout seul mais peu importe, ça valait vraiment le coup. 

 

Les tombes/momies de Chauchilla : encore un peu plus loin dans le centre du Pérou, se trouve un cimetière inca. Ce sont les tombes de Chauchilla. Par manque de moyen, ce « cimentière » immense n’a été que partiellement mise à jour : il reste encore de nombreuses tombes à découvrir donc. Le gardien très sympathique nous a même montré l’arbre à coton où du coton naturel pousse. 

 

Les lignes de Nasca : ces lignes intriguent de nombreuses personnes. Comment ont elle été créées ? au niveau du sol, on ne voit pas grand chose, à part quand on monte sur l’unique mirador à 10 mètres de haut où on peut distinguer la forme d’un arbre à gauche et la forme de 2 mains à droite. Nous décidons donc de prendre un avion pour mieux admirer ces formes : nous n’avions jamais pris un aussi petit avion (juste 6 places disponibles) et il est vrai que les 30 minutes de vol sont « sportifs ». Mais à part moi qui ait eu mal au coeur à la fin, personne n’a été malade et nous avons même tous aimé ce vol. Nous avons pu voir les différentes formes (astronaute, condor, araignée, colibri…) ainsi que les lignes et des formes coniques creusées dans le sol. (petite anecdote : comme nous sommes arrivés à l’aéroport à 17h, et que les avions ne peuvent plus voler au delà de 18h, cela a été une vraie course pour faire les papiers et monté dans l’avion!).

 

Voilà, après plus de 2500 km parcourus en 20 jours, cette 1ère partie du Pérou est terminé et le bilan est plutôt négatif : même si les conditions climatiques, les inondations et le phénomène «el nino » n’ont pas joué en faveur du Pérou, il reste que la saleté, les odeurs nauséabondes, les déserts et aussi la non hospitalité des péruviens ne nous enchantent guère. On espère que le montagnes et sa vallée sacrée nous réconciliera avec le pays. 

 

Allez, maintenant, place à la vidéo!

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