Bon courage a toutes les familles en voyage avec cet épisode de COVID-19
voyage autour du monde en camping car

MEXIQUE - 1ère partie du Nord à l’Est du 10 octobre au 26 octobre 2016.

De la frontière USA- Mexique à Tecate jusqu’à Catemaco (à droite de Mexico):

Venir des Etats-Unis et arrivé au Mexique, c’est comme remonter le temps.

Dès la frontière à Tecate, le paysage change du tout au tout. Les rues sont sales, on y trouve plein de marchands vendant des tacots, tapas ou autres plats typiques, les rues n’ont pas vraiment de tracé et on peut y circuler à 2, 3 ou 4 voies suivants les envies des automobilistes, on monte sur une moto à 1, 2, 3 voire 4 et le casque est bien entendu une option…

Vraiment ça nous change …. et ça nous fait du bien! d’autant plus que les mexicains sont souriants, n’hésitent pas à venir vers vous quand ils voient que nous sommes perdus et nous crient des « holà » quand ils voient notre camping-car français couronné de nos étiquettes « Francia ». Vraiment super sympa et accueillant ces mexicains! Un tout autre monde comparé aux USA!

 Les soi-disants :

Avant d’arriver au Mexique, beaucoup de personnes nous avaient annoncé un florilège de dangers dans ce pays : attention à l’eau, attention aux « faux » et même « vrais » policiers, attention aux divers trafics illicites….

C’est donc avec un peu une appréhension que nous arrivons dans ce pays.

Et voilà, que dès notre arrivée au Mexique, on ne voit que des gens souriants, accueillants et sans aucune agressivité.

Les policiers sont le plus souvent indifférent à notre passage ou nous interpellent juste pour nous demander où on va.

Coté drogue, rien de suspect ou qui nous interpelle (ça doit se faire peut-être mais ce n’est au vue de tout le monde comme on pourrait le croire).

Quant à l’eau, on ne prend que de l’eau en bouteille pour boire et faire la cuisine (et on en trouve de partout) et on se sert de l’eau du camping-car uniquement pour les douches et les toilettes.

 Petites anecdotes:

- En arrivant dans un village, Didier a eu l’idée d’aller demander son chemin à 2 policiers et …on s’est retrouvé avec les 2 policiers dans le camping-car. Non seulement, ils nous ont emmené à un endroit pour pouvoir se mettre pour la nuit mais en plus, ils ont viré des voitures pour qu’on puisse s’installer. Qui a dit que les policiers mexicains n’étaient pas sympas ?

- et le lendemain, vu que nous ne trouvions pas la réserve des papillons monarques (et oui, ici les panneaux d’indication sont des options !), un gentil papy mexicain nous a proposé de nous accompagner : et rebelote, nous voilà dans le camping-car avec un papy ne parlant qu’espagnol. Au final, après 1h de route sinueuse, on s’est retrouvé devant une réserve fermée mais bon, on a passé un bon moment !

 

Ce qui nous change au Mexique :

-   la saleté : elle règne un peu partout : déchets ménagers, bouteilles en plastiques…bref un peu « dégeu » quand même.

 

-   La pauvreté : nous traversons des villages où la pauvreté règne et on se demande comment des personnes peuvent habiter ici dans des espèces de « cages à poules ». Même notre gros dur de Thomas est attristé de voir cette pauvreté et à mi-mot le dit à son papa.

 

- la chaleur : on avait connu la chaleur de la Vallée de la mort aux USA et bien là, c’est pire. Non seulement les premiers 1000 kilomètres, il n’y a rien d’intéressant (désert aride) mais en plus, il fait très chaud. On étouffe en clair et on cherche des coins d’ombre désespérément tous les kilomètres.

 

- les routes et leurs « topes »:

Il faut compter en temps et non en kilomètres car ici, les routes sont si « défoncées » (comme par exemple, voir au dernier moment d’énormes trous au milieu de la route qui vous obligent à donner un coup de volant) que nous mettons un temps fou à faire quelques kilomètres, notamment lors des traversées des villes ou villages.

De plus, durant cette 1ère partie du Mexique, nous avons déjà parcourus 4000 km et nous avons dû rouler sur des centaines et des centaines de « topes » : oui, des « topes » comme ils appellent cela ici ou plutôt des dos d’âne (comme on le dirait en France), ces espèces de bosses qui sont au milieu des routes et qui vous obligent à freiner et à les traverser tout doucement si vous voulez que votre véhicule reste entier! Et bien, ici au Mexique, non seulement ces « topes » ne sont pas toujours indiquées et donc invisibles mais en plus, dès qu’il y a une maison, un bâtiment quelconque, il y a au moins 2 ou 3 « topes » d’affilée! Un truc de fou et qui rends fou Didier, lui qui conduit la plupart du temps.

 Chose amusante aussi : à chaque « tope », profitant que les automobilistes roulent au pas, on trouve plusieurs vendeurs à la sauvette ou d’autres bien installés au bord des routes qui vous interpellent : ils vendent tout et n’importe quoi : des boissons dans des bouteilles douteuses à mon goût, des cordons de téléphones portables, des oranges, de la coco..etc… et même des crevettes attachées à un fil et qu’ils vous montrent devant votre véhicule (juste au cas où vous seriez aveugle!lol!).

 Même les autoroutes ont leurs vendeurs au milieu des routes : et oui, ici au Mexique, les autoroutes traversent les villes et les villages et donc qui dit ville/village, dit « topes » et donc, dit vendeurs en bord de route.

Sans compter que ces fameuses autoroutes sont payantes et sont d’ailleurs les plus cher au monde : nous qui nous plaignons des tarifs excessifs des autoroutes françaises et plus spécialement des autoroutes de la côte d’azur, et bien là, on est servi avec les autoroutes mexicaines.

 

-   la bouffe :

Coté bouffe, après avoir subi la nourriture type fast-food des Etats-Unis, la nourriture mexicaine n’enchante personne de la famille, à par les fruits et légumes. Thomas et moi faisons notre cure de tomates et j’apprécie les bons fruits tels que les bananes, les pommes type golden et la pastèque. Didier aime gouter les tacos ou fajitas fait par des marchands ambulants et à l’heure d’aujourd’hui, il n’est toujours pas malade donc tout va bien!

Donc pour résumé, vous avez bien compris que nous sommes toujours au régime « jambon pâtes ». Le petit côté positif c’est que Thomas s’est trouvé l’occupation de faire à manger et qu’il nous fait donc des pâtes tous les jours! lol

 

-   les chiens :

il y a des chiens partout au Mexique. Ils traînent dans les villes / villages la plupart du temps à l’affut de n’importe quelle nourriture.  Moi qui ait peur des chiens, je ne suis pas très à l’aise et je regarde tout autour de moi à chaque sortie du camping-car.

 Pour finir, voici nos points forts :

          - rencontre au camping de Puerto Penasco de 2 couples américains : au début, ça commençait mal car on avait grincé des dents de voir arriver à côté de nous 2 énormes caravanes américaines. Au final, 2 couples super sympas qui ont mis une ambiance musicale et nous ont offert des cadeaux. Très belle rencontre qui nous a réconciliés avec l’Amérique.

     - pouvoir bivouaquer en bord de mer sur le sable… YES! enfin!

     - se prendre une grande claque en traversant des villages où on se rend vite compte du décalage avec notre petit confort français : il n’y a parfois pas d’eau courante, pas de machine à laver … Et malgré tout, même s’ils n’ont rien, ils font tout et toujours avec le sourire.

      - voir et monter sur notre 1er site Maya à côté de la capitale de Mexico. Emotion forte surtout pour Didier, fan des Mayas depuis le plus jeune âge.

      - un endroit surnommé « la jungla » où on est en pleine jungle alors que le village est à quelques kilomètres. On se baigne dans une piscine naturelle, on y côtoie les perroquets, on y entend les singes hurleurs et on guette les crocodiles!

       - Et surtout côtoyer les mexicains qui sont chaleureux et accueillants et où nous avons ressenti aucune insécurité (en tout cas jusqu’à présent), contrairement à ce que tout ce qu’on peut lire sur le Mexique.

 Et maintenant, assez de blabla et place aux images. Bonne vidéo!

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